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Services à domicile : le parent pauvre de la santé

Ce n’est une nouvelle pour personne, le vieillissement de la population est à nos portes et les besoins en soutien à domicile ne feront qu’augmenter dans les années à venir. Dans un contexte de restructuration du système de santé, plusieurs voix se font entendre à la défense des gens en perte d'autonomie.

 

Déjà en 2003, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) se dotait d’une politique de soutien à domicile Chez soi : le premier choix, visant à maintenir les personnes handicapées ou en perte d’autonomie chez elles, tant que cette option demeure moins chère que l’hébergement en établissement public[1]. Selon le MSSS, il coûte en moyenne 42 000$ à l’état d’héberger une personne dans le réseau public, ce qui représente entre 50 et 60 heures de services à domicile[2]

 

Cependant, bien que le Parti libéral du Québec se soit engagé en campagne électorale de 2014 à investir 150 millions de dollars par année pendant 5 ans dans les services et soins à domicile, le Protecteur du citoyen, qui avait dénoncé dans un rapport de 2012 une inadéquation entre l’offre de services et les budgets alloués[3], constate dans son rapport annuel de 2015 que la situation ne s’est pas améliorée pour les usagers.  

 

Dernièrement, François Paradis, député de Lévis et porte parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour les aînés en santé et services sociaux, a fait part des résultats d’une enquête de la CAQ menée auprès des établissements de santé du Québec, selon laquelle près de 16 500 personnes seraient en attente de soins à domicile au Québec[4].

 

Autre sortie récente, l’ex-ministre péquiste de la Santé, Réjean Hébert, déplore que le gouvernement actuel ait mis de côté le projet d’assurance autonomie présenté en 2013, qui prévoyait une allocation de soutien pour les personnes en perte d’autonomie.  Entre 20 000 et 30 000 par personne, cette solution serait moins chère que l’augmentation de salaire accordée aux médecins[5].

 

François Paradis propose pour sa part d'abolir le droit d'incorporation accordé aux médecins en 2007 par l'ancien gouvernement de Jean Charest, qui donne aux médecins d'importantes réductions d'impôts. L'argent récupéré ainsi pourrait être réinjecté dans les soins de santé à domicile[6].

 

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