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L'économie collaborative : un futur de micro-entrepreneurs en série

Qu’on l’appelle économie collaborative ou de partage, économie des plateformes ou des p’tits boulots, ce mouvement, dont AideXpress fait partie, est représenté par une multitude de petites entreprises s’insérant dans un nombre grandissant de secteurs économiques. Dans une conférence donnée à L’AGA du CREDDO mardi dernier, Guillaume Lavoie, conseiller municipal dans l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie à Montréal, a présenté le potentiel de changement de la société par ces entreprises.

 

« L’économie de partage a le potentiel de créer des sociétés plus productives, plus durables […] et plus entrepreneuriales »

 

Selon Lavoie, 80% de ce que nous possédons (outils, équipement de sport, etc.) sert moins d’une fois par mois. Quand on pense aux ressources impliquées dans la production, le transport, la mise en marché, et l’achat d’un bien, cette façon de faire n’est ni productive, ni durable. Alors pourquoi posséder autant d’objets? Pour s’assurer d’y avoir accès rapidement quand on en a besoin. L’économie collaborative vient changer les choses en permettant l’utilisation de la capacité excédentaire des objets et l’accès rapide aux biens sans en être propriétaire.

 

Par exemple, M Tartempion, qui possède une tondeuse, pourrait, sur la bonne plateforme, louer sa tondeuse lorsqu’elle ne sert pas. De ce fait, Mme Tartempionne, qui n’a pas de tondeuse, pourrait, sur cette même plateforme, trouver une tondeuse disponible près de chez elle au moment où elle en a besoin. M Tartempion se fait rembourser une partie du coût d’achat et d’entreposage de sa tondeuse, et Mme Tartempionne a accès au bien et ne paye que pour le temps d’utilisation.

 

Une autre conséquence majeure de l’économie collaborative est l’abaissement général des barrières pour entrer dans un marché. Par exemple, pour ouvrir un restaurant, il faut un local, de l’équipement, du personnel et y mettre beaucoup de travail. Ce n’est pas à la portée de n’importe qui. Mais par une plateforme, une personne peut mettre quelques places de plus à table, vendre des repas et ainsi entrer dans le marché de la restauration. L’économie collaborative a donc le potentiel de permettre aux individus de pénétrer dans n’importe quel marché en utilisant ses biens, ses habiletés et son temps.

 

Mais l’élément clé qui rend possible ce type d’échange, c’est l’évaluation par les pairs. Tout comme dans les petites communautés, où les gens s’entraident et partagent leurs biens parce qu’ils se connaissent, les plateformes collaboratives permettent aux gens qui ne se connaissent pas d’échanger par la construction d’une réputation. Une personne avec de mauvaises évaluations se fera exclure de la communauté. C’est le chaînon manquant qui instaure la confiance entre inconnus et qui constitue la force de l’économie collaborative.  

 

« Encadrer afin de mieux permettre »

 

Si les prévisions d’une étude de 2014 de PricewaterhouseCoopers se réalisent, l’économie collaborative en représentera 50 % du marché en 2025. Une telle proportion signifie des changements sociaux majeurs et les institutions publiques devront s’y adapter si elles veulent continuer de remplir leur rôle dans la société. Ces changements affecteront le statut des travailleurs, les filets sociaux, la taxation, la réglementation spécifique aux différents secteurs, l’assurance et bien plus. Nos dirigeants ont encore beaucoup de pain sur la planche, Uber, ce n’est que le début! 

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