Retour à la liste

Du soutien pour les aidants : une question d'avenir

Les services de soins aux aînés sont abordables pour ceux qui les reçoivent, mais sont un frein à l’accès pour ceux qui ne les obtiennent pas. C’est l’une des trois grandes conclusions du récent rapport du Conference Board du Canada « Comme chez soi : Enquête sur les soins aux personnes âgées », qui a interrogé plus de 4000 Canadiens en 2015 au sujet de leurs expériences, perceptions et besoins en termes de soins de longue durée.

Parmi les services demandés mais non reçus parce que trop chers, l’aide domestique, les soins à la personne, les soins infirmiers et les fournitures médicales sont en tête de lice. Pourtant, les gouvernements se tournent de plus en plus vers ce type de service, à la fois plus approprié et plus économique, pour prendre soin de nos aînés.

Selon un autre rapport du Conference Board, « Future Care for Seniors: A Status Quo Forecast », les soins de longue durée ont coûté 18 milliards $ aux fonds publics en 2011 et on estime qu’ils augmenteront à 39 milliards $ en 2026, et 116 milliards en 2046. C’est une augmentation de près de 550% sur 35 ans, pour une augmentation annuelle de 5.5%. Le PIB ne suivra pas et l’accroissement de la main d’œuvre non plus. Et ces chiffres ne concernent que les finances publiques, qui prennent environs 66% de la facture. Le reste devra venir de fonds privés et de la poche des usagers. Il est donc impératif de se doter de moyens pour faire diminuer ces coûts sans nuire à la qualité de vie des personnes.

On ne peut passer sous silence qu’il serait impossible de prendre soin des aînés sans le soutien des proches aidants. Cette main d’œuvre informelle, composée de parents et d’amis, a fourni environ 1.5 milliard d’heures de soutien à domicile et de services communautaires en 2007, soit plus de 10 fois le nombre d’heures payées cette année là.

De ces 3 millions de Canadiens dévoués, 60 % avaient aussi un emploi rémunéré. Plusieurs ont dû manquer du travail, refuser des opportunités d’avancement de carrière, prendre un emploi moins demandant, ou réduire leurs heures de travail. Ceci a bien évidemment un coût pour ces personnes, sur leur santé, leurs finances, leur qualité de vie, mais aussi un coût pour les entreprises, qu’on estime à 1.28 milliard $ en 2007.

Malgré l’importance capitale de cette armée d’aidants naturels, à ce jour, seuls les proches de personnes mourantes ont droit à du soutien financier de sources publiques. Pourtant, 60% des répondants de l’enquête se sont dits favorables à ce que le gouvernement offre du soutien financier aux personnes qui doivent réduire ou quitter leur emploi pour prendre soin d’un proche. Cette opinion est d’ailleurs majoritaire dans tous les sous-groupes (genre, age, région, éducation, revenus) de l’étude.

Les mesures que nous prenons aujourd’hui détermineront la qualité des soins que nous serons en mesure de fournir à nos aînés dans les décennies à venir. Soutenir financièrement les aidants naturels pour assurer un maintien à domicile en santé pour le plus de gens possible fait partie des mesures à notre disposition pour limiter l’explosion des coûts et s’assurer que tous ont accès aux services dont ils ont besoin. 

Trouvez des offres et des aidants bientôt
dans toutes les provinces et territoires du Canada
  • Alberta
  • Colombie-Britannique
  • Île-du-Prince-Édouard
  • Manitoba
  • Nouveau-Brunswick
  • Nouvelle-Écosse
  • Nunavut
  • Ontario
  • Québec
  • Saskatchewan
  • Terre-Neuve-et-Labrador
  • Territoires du Nord-Ouest
  • Yukon